Préambule
Tout d’abord, qu’est-ce que le toilettage ? L’un des métiers de la « prestation animalière » !
Mais qu’est ce qu’un « prestataire animalier » ? Une personne qui, d’une façon ou d’un autre, apparaît comme un « facilitateur » de la relation humain – animal de compagnie : relève de cette appellation quiconque travaille, de près ou de loin, à propos ou autour de l’animal familier !
On y trouvera donc, pêle-mêle, l’éleveur, l’importateur, le revendeur, le vendeur de produits et accessoires, mais encore le pensionneur, le handler (personne qui prépare et présente les animaux lors des concours), l’éducateur (plus ou moins) comportementaliste, le dresseur (plus ou moins) spécialisé… ; et n’y seront pas moins à leur place, certaines professions connexes : le formateur, ou encore l’assureur (spécialisé)… chacun l’aura compris, notre liste ne vise pas l’exhaustivité !
Une nécessaire pluridisciplinarité
Le toilettage est l’un des métiers de la prestation animalière. : est prestataire animalier, toute personne travaillant, de près ou de loin, à propos ou autour de l’animal familier. Cette profession comprend donc les éleveurs, les importateurs, les revendeurs, les vendeurs de matériel et accessoires, les personnes pratiquant le pensionnage, les handlers, les dresseurs et les éducateurs canins, ainsi que diverses et nombreuses professions connexes : les formateurs, les assureurs spécialisés…
A ce stade de l’observation, un fait, remarquable, retiendra l’attention de l’observateur un peu attentif : dans ce secteur d’activité, la mono activité (être seulement et uniquement toiletteur, ou éducateur, ou pensionneur) apparaît comme l’exception ! La règle la plus commune, c’est la combinaison de deux ou plusieurs activités.
Il peut y avoir à cela deux explications, qui se rejoignent.
La première est économique : la gestion de deux activités (ou plus) organisées de manière suffisamment complémentaire se révèle en général, quoique paradoxalement, plus pertinente que la gestion séparée de l’une quelconque de ces activités. Retenons l’exemple du toilettage : il est certain qu’une offre complémentaire d’accessoires, si elle est bien conçue, et si elle correspond à une demande de la zone de chalandise, ne peut aller que dans le sens d’une meilleure profitabilité de l’entreprise !
Un pourcentage à retenir : nombreux sont les analystes économistes à estimer qu’une entreprise de toilettage est « sécurisée » quand le chiffre d’affaires généré par le toilettage n’excède pas la moitié du chiffre d’affaires global de l’entreprise (le reste étant produit par une activité commerciale complémentaire et/ou par une autre offre de services, par exemple pension ou éducation).
La seconde tient compte du champ de compétences des acteurs : peut-on imaginer qu’un toiletteur n’ait pas une bonne expertise des produits du marché (accessoires, alimentation), ou encore d’activités fort proches, comme l’éducation canine, par exemple ?
Les salons de toilettage : toujours en augmentation !
Combien de salons toilettage aujourd’hui ? Les remarques précédentes concernant le caractère pluridisciplinaire d’un grand nombre d’entreprises le laisse deviner, le décompte ne peut être qu’approximatif ! Certains salons sont identifiés comme des entreprises artisanales ; mais d’autres entreprises (sans doute les plus nombreuses à ce jour) ont une activité commerciale, et l’activité toilettage devient plus difficile à repérer. Elle disparaît complètement dans le cas des « salons intégrés », souvent présents dans les animaleries, ou encore dans certains élevages ou autres pensions canines !
Quatre mille, donc, quatre mille cinq cents ? Plus encore ? Cela n’a rien d’invraisemblable !
Au fond qu’importe ! Ce qui importe, c’est la tendance, et celle-ci, quelques soient les outils de mesure utilisés va incontestablement dans le sens de la croissance. On estime par exemple à plus de 70% l’augmentation de l’offre globale en toilettage au cours des quinze dernières années !
On sait aussi que le secteur du toilettage est, et cela depuis plusieurs années, le secteur numéro en nombre de créations d’entreprises artisanales, devançant même les salons de coiffure, ce qui paraît à peine croyable !
On estime aujourd’hui à 3 500 le nombre de salons de toilettage. Il faudrait ajouter à ce nombre celui des « salons intégrés », de plus en plus nombreux dans les magasins modernes d’animalerie, mais aussi dans les élevages et les pensions pour chiens, mais ce nombre n’est pas à ce jour connu avec précision. Notons que l’on comptait 2 500 salons de toilettage, il y a seulement 10 ans. Cette augmentation de beaucoup plus de 50% du nombre des implantations, si l’on tient compte des implantations intégrées, n’empêche pas beaucoup d’entre elles d’être en forte progression.
Le développement
Est-ce trop ? Beaucoup d’esprits grincheux vous le défendront ! Il s’agira le plus souvent… de toiletteurs ou de toiletteuses « installés », parfois depuis longtemps.
On notera d’ailleurs que le relatif pessimisme de ces derniers à sa part de justification : la croissance du nombre de salons va, incontestablement de pair avec de profondes évolutions de l’offre globale de ces salons ; tous les observateurs sont d’accord sur ce point, le « métier » du toilettage s’est profondément « transformé » au cours de deux dernières décennies, et tout indique qu’il continue et continuera de le faire : voilà qui impose, c’est vrai, aux entreprises, une constante actualisation de leur offre.
Mais ce préambule expliqué, comment évaluer l’offre par rapport au potentiel du marché ?
Il existe sans doute plusieurs manières d’aborder cette question de pur marketing, mais il en est une, au moins, dont la mise en œuvre paraît assez simple : celle de l’observation de qui se passe dans d’autres pays, plus ou moins comparables au nôtre. En route donc, pour un (rapide) tour du monde… du toilettage !
