« Les employeurs du secteur professionnel attendent de leurs employés qu’ils aient des connaissances technologiques approfondies. Mais ils sont en outre unanimes à souligner qu’ils recherchent également des vendeurs, formés au marketing, à la distribution moderne, à la communication…
Ils attendent de plus de l’ensemble de ces personnels qu’ils soient rompus aux règles imposées par la législation et la réglementation, et qu’ils sachent conduire les négociations avec la clientèle comme la gestion des litiges, dans le cadre d’une analyse transactionnelle.
D’une façon générale le secteur professionnel est conduit à se développer et à se transformer. De plus en plus, la grande distribution s’intéresse aux différents créneaux du secteur professionnel. On a noté qu’elle investissait au niveau des magasins. Mais il faut retenir qu’elle investit également au niveau de l’élevage et de la production du chien, de l’élevage des autres animaux familiers… Elle s’intéresse aussi à la maîtrise des services, pension, gardiennage…
La prestation animalière apparaît à ce jour comme un secteur en expansion, porteur d’emplois….
…Il s’agit en effet de répondre aux attentes du public. Essayons de les définir.
Le public veut d’abord sentir que les animaux sont bien traités : les magasins, animaleries, salons de toilettage doivent être accueillants, le personnel doit être en rapport avec cette image.
Le public veut un conseil permanent et performant. S’il s’agit d’acheter un animal, c’est l’évidence. Mais il en est de même en ce qui concerne produits et services. L’animalier, le toiletteur se doivent de faire la preuve d’une compétence approfondie, non seulement des questions de biologie et d’hygiène, mais des questions liées à l’éthologie des espèces. Il s’agit par conséquent d’un programme vaste, qui nécessite une formation longue, sur plusieurs années. Mais cette formation est une nécessité, en animalerie, en services, le consommateur potentiel ne consomme pas ou consomme à peine s’il n’est pas conseillé.
Le public veut encore partager une passion. On achète un animal par passion, et on ne peut l’acheter qu’à un autre passionné. Le vendeur animalier, le toiletteur doivent être des passionnés.
Enfin, en milieu animal, le public évolue dans un univers où l’affectif tient une place dominante : il veut donc que l’on soit gentil avec lui, prévenant, attentif, patient, à l’écoute… il veut que le professionnel soit un commerçant ! Sans qualités commerciales avérées et toujours cultivées, pas d’animalier, pas de toiletteur !
Les employeurs attendent de leur personnel qu’il réponde aux attentes identifiées ci-dessus, mais pas seulement.
L’animalier, le toiletteur ne peuvent se contenter d’être des employés ordinaires. Ils doivent être des passionnés. Les passionnés ne ménagent ni leur temps, ni leur peine.
Enfin, les employeurs attendent de leur personnel la plus grande polyvalence. Aucune chance d’emploi pour qui ne connaît que les poissons, ou que le toilettage. On peut certes être plus spécialisé ici ou là, mais il faut pouvoir répondre à tout ! »
Extraits du « Corps de Doctrine » de la Chambre Syndicale des Prestataires Animaliers