La réponse est oui, sans aucun doute ! Et ce par la combinaison de trois données fondamentales :

1.Le développement de l’animalerie n’a pas été préparé socialement

Les nouveaux investisseurs, dans l’immense majorité des cas ne sont pas des professionnels de l’animalerie. Ils sont contraints de s’en remettre dans ce domaine à des spécialistes qu’ils salarient.

Le formidable développement du marché que nous avons décrit n’a pas été préparé ni même accompagné par la formation de spécialistes, parce que les investisseurs n’avaient pas envisagé le coût social des métiers de l’animalerie.

2.Les attentes du public consommateur sont fortes

Voyages, journaux spécialisés, émissions télévisées, livres? le public des animaleries atteint désormais un niveau de compétence moyen tout à fait respectable. De plus, le public, quand il est acheteur, est souvent passionné : il attend de son partenaire vendeur un niveau de compétences au moins égal au sien et de préférence supérieur, mais aussi, et c’est là un aspect tout à fait spécifique de la vente en animalerie, de pouvoir partager sa passion : on achète un animal ou pour un animal par passion, on ne peut donc acheter qu’à un autre passionné. Compétence et passion professionnelle sont les outils de base du vendeur en animalerie.

3.Les contraintes réglementaires sont sans appel !

La vente en animalerie n’est pas un métier sans risques, et les obligations réglementaires ont tôt fait de conduire jusqu’au tribunal correctionnel les ignorants ou les imprudents qui les auront envisagées avec trop de légèreté ! La réglementation impose pour chaque espèce présentée, la présence d’au moins un spécialiste, dont la compétence aura été sanctionnée par un certificat de capacité relatif à l’espèce. Elle exige aussi une bonne connaissance des espèces autorisées à la vente et de celles qui y sont interdites, une pratique de la tenue de registres et autres documents  réglementaires, le respect de procédures, lors des arrivages ou de certaines ventes? Il y va, bien sûr, de la santé de animaux et de la protection des espèces sauvages ou domestiques, mais il y va aussi, pour l’investisseur, de sa bonne santé économique, comme de son? repos judiciaire ! On comprend alors la place prépondérante faite dans la culture de l’entreprise au spécialiste de son secteur que doit être le vendeur en animalerie.

Le champ de compétences du vendeur animalier en fait un individu relativement exceptionnel !

On le devine par tout ce qui a été dit ci-dessus, il le sera précisé ci-après, le champ de compétences du vendeur en animalerie est trop large et trop spécifique pour pouvoir s’improviser. Non seulement les postulants réunissant certains prés requis indispensables ne seront pas légion, mais la formation englobe des domaines divers, sur lesquels aucune impasse n’est réellement possible.

En clair, le potentiel d’appelés étant par nature insuffisant, c’est de manquer d’élus et non d’en faire trop qu’il faut craindre, et pour de bien nombreuses années encore, le vendeur en animalerie fera figure de denrée rare, que les employeurs continueront de se disputer.

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